La Plume en Fête

07 avril 2013

Défi littéraire d'avril - Paysage de neige

Ce mois-ci, sur le forum de Babelio, on se creuse les neurones sur le thème "Paysage de neige". Babelio a eu la gentillesse de relayer l'appel à textes que j'ai lancé sur mon autre blog, pour aider mon ami Simon. Une photo est à gagner au terme d'un tirage au sort, parmi tous les participants.

Toutes les informations sur le billet correspondant.


Mon paysage de neige,

Il est fait de mille flocons

D’hiver et de glace d’étoiles.

La terre porte un voile froid,

Doux, pur, lumineux.

Alors que les hommes se pressent

Au chaud des maisons, je reste

Dans la poudre de givre et j’attends.

Quand la nuit tombe, la neige

N’est jamais sombre. Elle est ombre,

Fantôme dans les arbres,

Sur les toits et sous les eaux.

Mon paysage de neige,

C’est un poème en prose qui

Tombe sur la page, blanche,

Et qui reste le même

Alors que les cieux changent.

Posté par Lili Galipette à 13:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 mars 2013

Défi littéraire de mars - Ce matin, un lapin

Retrouvez les textes des autres participants sur le forum de Babelio ! Pour ma part, j'ai décidé de réviser un peu l'histoire de Chantal Goya...


Le texte initial :

Ce matin un lapin

A tué un chasseur

C'était un lapin qui

Avait un fusil

 

Ils crièrent à l'injustice

Ils crièrent à l'assassin

Comme si c'était justice

Quand ils tuaient le lapin

Et puis devant la mitraille

Venue de tous les fourrés

Abandonnant la bataille

Les chasseurs se sont sauvés, car,

 

Ce matin un lapin

A tué un chasseur

C'était un lapin qui

Avait un fusil


Ma proposition :

À l’heure où les honnêtes gens sont encore au plumard, le Jeannot Lapin

A dézingué raide mort un couillon en quête de son dîner.

Ce Jeannot Lapin, M’dames et M’sieurs, faut que vous pigiez :

Il avait sorti l’artillerie lourde ! Le Jeannot Lapin était armé !

 

Les autres couillons ont gueulé que c’était pas fair.

Ils ont gueulé que le Jeannot Lapin avait rétamé le brave couillon !

P’t-être qu’ils pensaient qu’ils étaient dans leur sacré bon droit

Quand ils envoyaient de la chevrotine dans le cul du Jeannot !

Mais les autres couillons, devant les coups de pétoire

Que le Jeannot tirait, planqué dans les buissons,

Les autres couillons ont lâché l’affaire :

Ils ont décampés sec parce que, comme on vous l’a déjà dit :

 

À l’heure où les honnêtes gens sont encore au plumard, le Jeannot Lapin

A dézingué raide mort un couillon en quête de son dîner.

Ce Jeannot Lapin, M’dames et M’sieurs, faut que vous pigiez :

Il avait sorti l’artillerie lourde ! Le Jeannot Lapin était armé !

Posté par Lili Galipette à 18:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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07 février 2013

Défi littéraire de février - Je passe ma journée au lit

 

 

 

Voici le texte que je propose au concours d'écriture organisé par Babelio et les éditions Charleston. Sur le forum de Babelio, vous trouverez les conditions de participation et le lot à gagner.


** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

MAIS POURQUOI JE NE PEUX PAS BOUGER ?

** Sonnerie du réveil **

Je ne peux pas me lever. Je ne comprends pas. D’ordinaire, je tends la main vers le réveil une seconde avant qu’il ne sonne. Et je me lève juste quand la grande aiguille passe 6 h 00. Une seconde gagnée sur le néant, ce n’est pas rien. Mais pas ce matin.

** Sonnerie du réveil **

Que s’est-il passé cette nuit ? Pourquoi cette langueur, cette lourdeur ? Je peux à peine ouvrir les yeux. Je sens tout mon corps pesant, étalé sur le matelas. Et la couette me fait comme une pierre tombale.

** Sonnerie du réveil **

Ma tête s’enfonce encore un peu dans l’oreille. Il doit être 7 h 30. Tant que je ne l’éteins pas, le réveil sonne toutes les quinze minutes. Il faut que j’arrive à sortir mon bras, à atteindre le bouton. Après, ce sera bon, je pourrais me lever.

** Sonnerie du réveil **

J’ai chaud. J’ai trop chaud. La couette épouse toutes les formes de mon corps, ne laisse passer aucun souffle d’air. Elle est collée à moi, appliquée aussi sûrement qu’une seconde peau. Une peau lourde et dense. Une peau étouffante.

** Sonnerie du réveil **

Je ne vais quand même pas passer ma journée au lit ! Je ne suis pas malade. Je ne suis même pas fatiguée. Mais quelque chose me retient, m’étreint, m’appesantit.

 

** Sonnerie du réveil **

 

Je me souviens. Quand j’étais petite, une nuit, j’avais ouvert les yeux sans savoir pourquoi. J’avais peur. Je voulais appeler. Je voulais me glisser dans le lit de mon frère pour qu’il me protège. Mais je ne pouvais pas bouger.

** Sonnerie du réveil **

Je ne pouvais pas bouger ! Ça m’est déjà arrivé ! Comment me suis-je libérée. Je ne sais plus… Je crois que je me suis rendormie. Le lendemain, j’ai dû croire que j’avais rêvé.

** Sonnerie du réveil **

Mais non, ce n’était pas un rêve, même pas un cauchemar. C’était réel, affreusement réel. Il faut que je me rendorme.

** Sonnerie du réveil **

Impossible avec cette foutue sonnerie ! Quelle heure est-il ? Comment je vais expliquer ça au boulot ? Il faudrait d’abord que je puisse y aller…

** Sonnerie du réveil **

Ah, c’est vrai, j’ai fait ce drôle de rêve cette nuit. J’étais couchée comme maintenant, sur le dos, les mains sur le ventre. Et il y avait cette bête accroupie sur moi. Pas très grande, sombre, aux yeux fauves.

** Sonnerie du réveil **

OUI, JE SAIS, JE DEVRAIS ME LEVER ! Arrête de sonner, je t’en prie. Arrête de sonner. Arrête de sonner. Arrête de sonner.

** Sonnerie du réveil **

Cette bête – ou ce monstre, je ne sais pas – me regardait. Et c’est comme si le poids de son regard me clouait au lit. Non, en fait, son regard clouait tout : les battements de mon cœur, la respiration, les clignements de mes paupières.

** Sonnerie du réveil **

J’étais figée. C’est ça, figée. Pétrifiée par cette chose assise sur moi. Est-elle encore là ? M’a-t-elle suivie dans la veille ? Je le sais maintenant, elle est tout le temps là : elle veille sur tous mes sommeils. Peut-être que mes nuits ne lui suffisent plus.

** Sonnerie du réveil **

C’est pour ça que j’éteins toujours avant la sonnerie, avant l’heure ! C’est parce que je fuis, que je fuis la bête. Et ce matin, elle est venue reprendre tout le temps que je lui ai dérobé.

** Sonnerie du réveil **

Je la sens ! Elle est toujours accroupie sur mon ventre. Je t’en prie, puisque tu es là, tends la main, éteins le réveil !

** Sonnerie du réveil **

Que veux-tu ? Pourquoi prends-tu possession de mes nuits ? Parle-moi. On peut peut-être s’entendre.

** Sonnerie du réveil **

RÉPONDS-MOI !

** Sonnerie du réveil **

Quelle heure est-il ? La journée doit être bien entamée. Je vais mourir ici, n’est-ce pas ? Je ne vais pas passer seulement une journée au lit, je vais y rester pour toujours, hein ?

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

[…]

** Sonnerie du réveil **

 

 

 

Posté par Lili Galipette à 13:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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14 janvier 2013

Défi littéraire de janvier - Chat

Retrouvez les autres textes sur le forum de Babelio !


Le point de vue est plus important que le fait. Preuves à l’appui.

 

Fait : Une pile de linge propre et repassé.

Lili – Voilà une bonne chose de faite ! Y a plus qu’à tout ranger !

Le chat – Chic, un nouveau coin pour faire dodo !

 

Fait : Une nouvelle paire de rideaux pour la chambre à coucher.

Lili – Je vais enfin pouvoir dormir sans être gênée par le lampadaire du trottoir d’en face.

Le chat – Banzaï !

 

Fait : Une souris d’ordinateur avec un câble rétractable.

Lili – Fini les nœuds dans les fils !

Le chat – Un jokari qui clignote !

 

Fait : Une heure libre pour lire tranquillement sur le fauteuil près du radiateur.

Lili – Bon, d’accord, je vais prendre la chaise du bureau…

Le chat – C’est MA place !

 

Fait : Un sac de croquettes saumon-poulet recommandées par le vétérinaire.

Lili – OK, mais après mon petit-déjeuner… et en apnée !

Le chat – J’ai faim maintenant !

 

Fait : Le vieux chat ronchon des parents de Lili, installé depuis 15 ans dans la maison familiale.

Lili – Pour éviter les conflits de territoire, on ne va pas les mettre en contact

Le chat (1,8 kg tout mouillé) – Quoi ? Qu’est-ce qu’il a ? Il veut ma photo ? Je vais me le faire !

 

Fait : Dimanche matin, 6 h 38, 2 grammes dans chaque bras.

Lili – Zzzzzzzzzzz…

Le chat – C’est le moment ou jamais de tenter le saut de la mort qui tue de l’armoire à l’oreiller libre. 4 mètres ? Même pas peur !

 

Fait : Lili aime son chat.

Lili : Je veux un câlin.

Le chat : Mais lâche-moi ! Le câlin, c’est quand je veux et de préférence quand tu bosses.

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05 janvier 2013

Défi littéraire de décembre - Varsovie

Je publie mon texte avec un peu de retard, mais voilà ma participation au défi d'écriture de décembre sur Babelio.


« - Il est où mon père ?
- À Varsovie. »

Aujourd’hui, je sais que ma mère a dit Varsovie comme elle aurait dit Buenos Aires ou Dakar. En vrai, mon père était mort. Ou en prison. Ou marin au long cours. Ou marié avec trois enfants et un chien.

Varsovie, c’était le lieu des choses dont je rêvais. Une terre de promesses et de reconnaissance à venir.

J’ai visité Varsovie. Je n’y ai rien trouvé. Varsovie, ce n’était pas l’El Dorado du gamin qui disait crânement à ses copains que son père travaillait à l’étranger. Varsovie, c’est un mensonge, une boîte fourre-tout où l’on entasse les regrets et les pertes. Saint Antoine, rends-moi ce qui n’a jamais été à moi…

Varsovie, je n’irai plus jamais. Pourquoi faire ? Chercher qui ? Espérer quoi ? À Varsovie, mes illusions se sont éteintes et les ruines de mon passé ne sont pas de celles que l’on visite, une carte à la main.

Varsovie, je te maudis. Varsovie, je t’oublie.

« - Papa, elle est où maman ?
- Dans le jardin, mon ange. »

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04 septembre 2012

Défi littéraire de septembre - Rentrée

Retrouvez-nous sur le forum de Babelio pour écrire sur le thème de la rentrée.

C'est un défi un peu particulier : à l'issue de ce concours, trois places seront à gagner pour être membre du jury d'une compétition littéraire organisée par l'éditeur shortEdition. Toutes les infos sur le blog de Babelio.

Pour faire honneur à shortEdition, j'ai fait court.


Rentrée : terne entrée.

Entre être et été,

Tête nette étrennée.

Posté par Lili Galipette à 19:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juin 2012

Défi littéraire de juin- Grumeau

Thème un peu loufoque ce mois-ci chez Babelio : Grumeau. Et mon texte ne l'est pas moins... Retrouvez les excellentes participations des autres joueurs sur le forum !


-       Tu as encore laissé des grumeaux dans la pâte !

-       Des grumeaux ?

-       Oui, la pâte n’est pas lisse.

-       Ah, tu veux dire des peluches ?

-       Non, les peluches, c’est sur les vieux pulls.

-       Tu veux dire les bouloches ?

-       Mais c’est pareil !

-       Non, les bouloches, c’est ce qu’on trouve à l’arrière des vélos.

-       Hein ? Les sacoches ?

-       Non, les sacoches, c’est sous les yeux qu’on les trouve !

-       Quoi ?

-       C’est cette histoire de bouloches et de sacoches. Ou de baloches.

-       Mais quel est le rapport avec les grumeaux ?

-       Je ne sais pas, c’est toi qui as commencé.

-       Bon, tu vas reprendre la pâte ?

-       Tu veux que je te donne la patte ?

-       Mais qu’est-ce que tu racontes ?

-       Les grumeaux, c’est dans la gamelle, non ?

-       La gamelle ?

-       Oui, la gamelle du chien.

-       Mais pas du tout, je te demande de reprendre la pâte parce qu’il y a des grumeaux.

-       Je garde ceux de la voisine demain.

-       Quoi ?

-       Je garde les jumeaux de la voisine demain.

-       Mais pourquoi tu me dis ça ?

-       C’est toi qui en parlé !

-       Je t’ai seulement parlé de la pâte à crêpes…

-       Voilà, c’est ça, tu as la langue pâteuse.

-       Mais pas du tout, c’est toi qui dis n’importe quoi.

-       Oh, tu as vu, il y a des grumeaux dans la pâte !

-       …

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Jeu d'écriture pour le pique-nique organisé par Babelio. La rencontre

Le 1er juillet, Babelio invite ses membres à se rencontrer autour d'un pique-nique parisien. Pour l'occassion, les Ours et leur équipe proposent un jeu d'écriture sur le thème de la rencontre. Le texte lauréat sera lu lors de la journée.

Babelio_Rencontre_texte_


La plus belle rencontre à laquelle j’ai assisté, c’est dans la cuisine de ma grand-mère qu’elle avait lieu. Proust avait sa madeleine, moi j’ai mon gâteau au chocolat : une rencontre au sommet des papilles

Dans une casserole rutilante posée sur un feu sage, Mamie brisait le gros morceau de chocolat. Du bout de sa spatule de bois, elle le mélangeait avec le beurre. Doucement, le brun et l’or se fondaient en une crème brillante et brûlante. Comme j’aimais y plonger mon doigt gourmand et le lécher en catimini !

Ailleurs s’opérait une autre rencontre. Dans une jatte, les jaunes d’œuf explosaient dans un puits de farine et de sucre. D’un geste vif, Mamie faisait s’éteindre les crémeux soleils et donnait vie à un océan beige et sucré. Doucement, elle versait le nouveau mélange sur le chocolat luisant. C’était une superbe rencontre de couleurs, un tourbillon hypnotique. Le brun brillant et le jaune paille me donnaient du rêve à déguster. Mais il manquait le dernier élément…

D’une main experte, jamais fatiguée, Mamie battait les blancs d’œuf en une neige ferme et immaculée. Émerveillée par cette métamorphose en bout de fouet, je voyais monter une meringue souple et j’attendais avec ferveur de la voir disparaître dans la jatte patiente, déjà pleine d’un chocolat gonflé d’autres promesses. Sans brusquerie et régulièrement, Mamie lançait une cuillère du mousseux mélange dans la pâte presque achevée et les faisait savamment fusionner. Quand les blancs neigeux étaient entièrement incorporés, la pâte était prête, toutes les rencontres étaient consommées.

Ensuite venaient le passage au four et l’attente sereine. Tout était déjà dit, la cuisson ne faisait que figer pour toujours la rencontre merveilleuse orchestrée par ma grand-mère. La dégustation, enfin, et une émotion sans cesse nouvelle quand ma langue avide goûtait finalement le gâteau chaud, à peine tiédi. Cette rencontre simple et gourmande, j’avais la chance de la faire tous les mercredis et pour rien au monde, je n’aurai donné ma place ou remplacé le gâteau par un autre délice.

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13 mai 2012

Défi littéraire de mai - Ogre

Vous trouverez les autres participations sur le forum de Babelio.


S’il fallait lui donner un nom, ce serait celui d’ogre. Ce qui ronge mes nuits, cette angoisse affamée, c’est un ogre. Je n’ai jamais eu peur du noir. La nuit, c’était le meilleur instant de la vie. La sérénité, l’océan des possibles. La nuit, j’étais libre. Surtout, j’étais seule et c’était bien ça le meilleur.

Mais la tranquillité est devenue incertitude. L’insomnie a pris toute la place. Et l’insomnie, c’est un ogre. Elle grignote mon âme, elle pèse sur mes yeux. Avant, j’étais heureuse de ne pas dormir, j’avais fait de la nuit mon pays. Désormais, l’insomnie me ferme les portes de tout. La nuit cache des ogres et c’est les yeux grands ouverts que je ne peux pas les combattre.

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17 avril 2012

Défi littéraire d'avril - Ombre

Le thème d'écriture d'avril chez Babelio est OMBRE. Retrouvez-nous sur le forum.


Je n’ai retrouvé qu’un pinceau. Quand je l’ai secoué, un nuage de poussière s’est envolé devant l’ampoule nue de la salle de bain. C’est tout ce que tu m’as laissé : un pinceau de maquillage et une pincée de poudre. Eye shadow, ombre sur tes yeux. Je te revois faire ce geste avec assurance. Face au miroir, le regard attentif, tu dessinais sur tes paupières un trait de couleur. Un trait vif, parfois une légère retouche. Voilà, tu t’étais parée.

Je me souviens de la couleur. Tu n’en avais qu’une. Ton ombre à paupières était presque noire, argentée dans la lumière. Sur tes yeux pas vraiment gris, pas vraiment bleus, elle faisait comme un dais. À la fois écrin de ton œil et arme de ton regard. C’est cette ombre qui te rendait belle et cruelle. Quand tu plissais les yeux de colère, c’était l’orage sur ta paupière.

Aujourd’hui, tu poses ton œil fardé sur un autre que moi. Eye shadow infidèle, ombre éternelle.

Posté par Lili Galipette à 20:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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